Et si les Ivoirien.nes boycottaient les grandes marques de chocolat pour encourager la creation du chocolat artisanal de Côte d’Ivoire ?

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Apres avoir écouté notre President devrions nous boycotter les produits des grandes marques de chocolats pour justement encourager la creation du chocolat artisanal de Côte d’Ivoire

Par exemple Mars MMs Cadbury Ferrero Rocher Lindt Cote d’Or Oreo Twix etc que nous ou nos enfants mangent tous les jours ? Si oui quel sera notre poids économique dans ce boycott ? Nous pourrions entrainer avec nous nos frères du Ghana du Cameroun et d’Afrique, de l’Amérique du Sud … 

Le problème est que ces maisons de chocolat gouvernent politiquement la Côte d’Ivoire a l’heure actuelle, elles s’enrichissent sur le travail de nos parents planteurs alors que ceux ci ne cessent de voir leur revenu diminuer

En partenariat avec la Banque mondiale, elles appliquent leur programme politique en devenant le premier ministre de la Côte d’Ivoire, comme le programme d’ajustement structurel, la privatisation de L’EECI qui est devenu CIE par exemple.

Au jour d’aujourd’hui des entreprises comme Armajaro et Cargill sont clairement pointées du doigt comme étant les financiers de la rebellion armée de 2002 puis initiateur de la crise post électorale de 2010 2011 au cours de laquelle a eu lieu le coup d’état contre le President Laurent GBAGBO qui est toujours piégé dans les geôles de ces financiers meurtriers.

Une question se pose donc. Mangeons nous du chocolat taché du sang des Ivoiriens.nes ? D’où la question de notre article. Devrions nous boycotter les produits des grandes marques de chocolats pour justement encourager la creation du chocolat artisanal de Côte d’Ivoire ?

Nous ouvrons le débat, invitant toute la population Ivoirienne et Africaine à bien vouloir y participer, infiniment merci

Ivorian.uk 

TRANSCRIT DE LA VIDEO

Avec un pouvoir d’achat plus élevé que le cacao qui nous a été proposé durant le dernier accord que nous avons refusé, 500 FCFA !

Nous sommes les plus faibles. Après des mois et des mois de discussions, non pas seulement au niveau du marché commun, mais il s’agit d’un problème mondial donc au niveau de la ?!?… Nos propositions ont été refusées, les grands courtiers ont imposés leurs prix. Qu’est ce que nous leur avons demandés à partir du moment où eux mêmes ont fixé un prix qui ne rémunère pas le travail du paysan ? Que ce prix minimum nous soit garanti durant une campagne. Et le drame que nous vivons, pendant encore longtemps nous serons obligés de confectionner nos budgets, d’assurer donc le fonctionnement de nos états, à partir des recettes d’exportations de nos matières premières. 

Je prend un exemple : La Côte d’Ivoire est parvenue à un tonnage global de près de 800 000 tonnes entre le cacao et le café. Il y a 2 ans on nous payait au minimum 1000 FCFA le kilo soit une recette de 800 milliards. Brutalement on nous réduit de moitié et nous perdons 350 à 400 milliards. Quel est le pays industrialisé qui voyant ses recettes diminuer de moitié, pourrait fonctionner sans que des troubles graves ne se produisent dans le pays ? 

Voila la situation. Quel remède ? Nous dénonçons en longueur de journée cette situation que nous impose non pas des gouvernants des responsables, mais le monde économique et financier, puissant, apparemment irresponsable. Nous ne faisons que pleurer, je ne sais pas si on essuiera nos larmes ? Mais nous avons trouvé beaucoup de compréhension auprès du Président de la république Française.

Mais je vous dis pour terminer, nous n’envisageons qu’une seule solution. A terme, tant que nous continuerons à vendre de minerais de fers de bauxites de cuivres, tant que nous continuerons à vendre des produits agricoles, brut, nous subirons la loi, des intermédiaires. Nous demandons aux pays industrialisés notamment à la France de servir d’intermédiaires, d’avocat auprès des autres Européens. Parce que quand on parle de nord sud c’est bien L’Europe et L’Afrique.

Nous leur demandons de nous aider à former nos cadres. On parle de transfert de technologie, nous refusons ce terme. On n’a jamais transféré la technologie. On n’en a pas transféré au Japon. On forme les cadres techniques scientifiques qui sur place transforment leurs matières premières. Alors voyez vous nous sommes extrêmement patient, mais des patients actifs. On peut retarder le progrès on ne peut pas supprimer le progrès. Nous avons la certitude que dans 20 ans 30 ans 40 ans au plus, qu’est ce 40 ans dans la vie d’un peuple quand le monde compte des milliards d’année d’existence ? Nous aurons des hommes capables de transformer nos matières premières. Quand nous aurons à discuter, en ce temps là quand ils auront à discuter en ce temps là du coût de l’acier et non pas de minerais de fer, et bien alors il y aura un langage qui sera compris, le langage de l’intérêt commun.

L’Europe doit comprendre la nécessité d’aider L’Afrique. Il y va de la survie de L’Europe et de la vie de L’Afrique il y a une nuance. Je continue à me battre pour faire comprendre à nos partenaires Européens que la lutte finale si lutte doit être finale, ce ne serait pas avec des fusils. Ce serait sur le plan essentiellement économique, et L’Europe n’a pas de matières premières. Les Américains en ont, mais pas en quantité suffisante pour en céder à leurs frères et leurs alliés Européens. L’Asie la question n’intéresse pas, je ne vais pas rentrer dans certains secrets dans certaines confidences.

Mais L’Asie même si elle avait des matières premières, la population est telle qu’elle ne pourrait pas, que L’Asie ne pourrait pas couvrir ses propres besoins. L’Amérique latine, vous savez la situation qui prévaut depuis des siècles dans cette partie de L’Amérique, victime aussi de l’exploitation des mêmes groupes économiques puissants, ne peut venir au secours de L’Europe sur le plan des matières premières. Il n’y a que nous L’Afrique de loin le grand propriétaire des matières premières, nous recelons. L’Afrique n’est pas suffisamment prospectée, mais on peut admettre sans craindre le moindre démenti que nous sommes les premiers pour le fer, les premiers pour le bauxite. Quand on pense qu’en Guinée il y a des siècles de réserves de bauxite, le manganèse, l’uranium. L’Europe a besoin de ces matières premières pour donner du travail à ses hommes, à ses ouvriers ! Imaginez vous la pauvreté se généralisant, la révolte des jeunes exploités par d’autres, permettez moi de ne pas aller loin dans ma pensée. Et si ces matières premières ne parvenaient pas un jour à L’Europe ? Vous voyez notre ami a à faire face à un million ou deux millions de chômeurs et c’est pas facile de régler cela malgré leur bonne volonté, ils y arriveront. Mais si L’Europe venait à être privé de matières premières, c’est le chômage généralisé et qui conduira où ? Vous le savez vous mêmes. On n’aura pas besoin de tirer un coup de fusil.

Voilà ce que nous nous évertuons à faire comprendre à nos frères Européens, nos intérêts sont solidaires. Il faut qu’ils nous aide à nous développer. Vous avez parlé de l’autosuffisance alimentaire, nous en sommes conscient vous croyez que c’est de gaieté de coeur que nos frères tendent la main chaque année pour une aide alimentaire ? ils sont très digne mais ils n’ont pas le choix. Je l’ai dis en Côte d’Ivoire et c’est la pensée du jour qu’on récite chez moi. L’homme qui a faim n’est pas libre, et c’est vrai ! Nous avons quitté la dépendance coloniale. Mais après vingt ans nous pouvons faire le point. Pour l’essentiel de notre existence, pour la nourriture, pour beaucoup, pour nos soins medicaux, pour notre éducation, bref pour tout ce qui permet l’épanouissement de l’être humain, nous sommes obligés il faut le reconnaître, de nous adresser à nos anciens colonisateurs. Vous ne croyez pas que nous soyons conscient de cette triste situation ? Nous voulons nous évader de cette situation là et nous demandons à ce qu’on nous aide. Nous avons des hommes qui veulent travailler, parce qu’il est nécessaire pour eux pour leur existence, pour leurs vies et meme peut etre survie de travailler. Mais il faut qu’on nous aide. Nous ne demandons pas l’aumône. Nous ne sommes pas une sorte de mer morte qui reçoit l’eau du Jourdain sans rien laisser passer. Voyez vous, nous parlons avec beaucoup d’images. Et voudrez vous que je vous dise ceci, pour conclure. Chez nous on dit que : Il faut que vous nourrissiez votre enfant jusqu’à ce qu’il ait poussé des dents afin qu’il vous nourrisse quand vous aurez perdu les vôtres.   

Félix Houphouët-Boigny
Former President of Côte d’Ivoire                  

Snickers, Bounty, Mars, Twix, Kit Kat and Lion bars on white background.

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